Ci-dessus: Armadillidium gestroi avec ‘piti bébé!
Cloportes
Quelques infos… sur quelques espèces que j’ai maintenues…
🦓 Armadillidium maculatum
Ce sont les rois absolus de l’adaptation grâce à une robustesse incroyable : parfait pour débuter !
La température idéale de maintien se situe entre 20°C et 25°C.
L’humidité doit être moyenne à élevée, mais cette espèce s’adapte à tout et supporte même les milieux plutôt arides. Je maintiens mes A. maculatum dans un environnement tropical humide où ils s’épanouissent. En parallèle, j’ai placé quelques individus avec mes Scolopendra cingulata : un environnement pourtant sec et pauvre en nourriture. Ces derniers semblent y évoluer plutôt bien ! Je ne crois pas qu’ils s’y reproduisent facilement, mais ils profitent tranquillement des restes de proies de la scolopendre et grossissent 🙂
La ventilation dans le bac doit être moyenne. Leur alimentation est extrêmement polyvalente, ils acceptent un peu de tout en détritus végétaux.
🦕 Armadillidium gestroi
C’est une espèce très robuste, ce qui en fait un élevage idéal pour débuter facilement.
La température idéale se situe entre 21°C et 25°C. Pour l’humidité, visez un niveau bas à moyen, avec un seul coin humide dans le bac.
La ventilation doit idéalement être élevée, mais l’espèce tolère des milieux moins aérés.
Leur alimentation se compose de feuillage, de légumes, de champignons et d’un apport important en calcium (coquilles d’œufs broyées ou os de seiche).
Côté comportement, c’est une espèce vive et compétitive. Il faut éviter de les loger avec une autre espèce plus discrète, plus délicate.
Ci-dessous: Armadillidium gestroi en plein mue

🦈 Cubaris sp. « Whiteshark »
Requin blanc ? Vraiment? … Please, expliquez-moi ceux qui leur ont donné ce nom… –> ils sont petits et tricolores ! Bref…
Ce sont de petits nettoyeurs insatiables, bien que timides au début et très discrets au vu de leur taille miniature. Mes Whiteshark se sont finalement extrêmement bien développés dans un environnement riche et humide. Ils adorent les cadavres de grillons, alors que mes autres espèces de cloportes ont plutôt tendance à les délaisser. Cela en fait d’excellents candidats pour faire office d’équipe de nettoyage dans les terrariums de détritivores plus grands. J’en ai mis avec mes iules Spirobolellus sp. Maui, dans le but d’éliminer les restes de nourriture avant que cela ne moisisse.
La température idéale se situe entre 22°C et 26°C. Ils demandent une humidité très élevée, dans un milieu riche et humide. La ventilation doit être faible à moyenne pour conserver cette humidité.
Leur alimentation demande apparemment un apport en protéines animales, notamment des insectes morts.
C’est un excellent nettoyeur, très prolifique dès que l’humidité est au rendez-vous.
🪐 Cubaris sp. « Jupiter »
C’est une espèce délicate, originaire de Thaïlande, timide et au développement très lent.
La température idéale est plus chaude, entre 24°C et 26°C.
L’humidité doit être élevée et surtout très stable. La ventilation doit être moyenne.
Ils se nourrissent principalement de bois pourri, de mousse et de lichen. Je leur propose aussi des paillettes de crevettes destinées aux poissons pour les protéines.
C’est une espèce sensible et timide, la colonie est souvent lente à démarrer. J’ai bien eu des bébés, mais ceux-ci ont tragiquement trépassé ! je n’arrive personnellement apparement pas à les maintenir correctement.
🍍 Cristarmadillidium muricatum
Espèce délicate. Provenance : Espagne. Ces cloportes « à piques », style Hellraiser jaune, se développent apparemment très lentement et restent très discrets en surface.
La température idéale de maintien se situe entre 20°C et 26°C. L’humidité dans le sol doit être moyenne à faible.
La ventilation doit être très élevée : j’ai placé un bout de moustiquaire en guise de couvercle sur leur habitat.
Je les trouve souvent planqués au fond de leur habitat, en train de chiller vers la sphaigne humide. Ils se déplacent très peu, ou alors très lentement.
Selon les fiches que l’on trouve sur le net, ils adorent le bois décomposé et le lichen (alors qu’ils vivent dans des grottes : bizarre…. mais ce n’est pas incompatible non plus).
✨ En conclusion
Les cloportes sont des petits êtres absolument mignons à observer au quotidien.
Malgré tout le « bordel » végétal et organique que l’on met dans les bacs, il n’y a jamais la moindre odeur de pourriture car ils nettoient tout super bien !
On peut tout à fait les faire cohabiter avec de gros colocataires comme des iules, ou des reptiles, ou des escargots pour en faire une « clean crew ». Mes scolopendres ont en mangé un de sûr au début de leur rencontre, mais sinon, ils sont plutôt potes et cohabitent en s’ignorant.
Attention par contre, à ne pas mélanger des espèces de cloportes trop différentes : les plus grosses et rapides finiront par écraser et étouffer les plus timides.
⚠️ Canicule
Avec les chaleurs actuelles, n’hésitez pas à augmenter la couche de substrat ! Ainsi l’hygrométrie restera plus stable. Plusieurs de mes bacs d’élevage ne comportaient pas assez d’épaisseur d’humus et se sont malheureusement rapidement desséchés… les cloportes avec…tout secs !
textes, photos, animaux: gentilcopain
dernière mise à jour: 08.08.2026
